Carnet de route au Maroc

07/13/2006

 

 

J1 - Maroc, me voilà ! Oups….et pas sans mal !

Départ prévu à 7h...pas de décollage avant 9h ; cela nous a bien sûr fait rater notre correspondance à Barcelone où nous avons dû attendre 8h pour un 2ème avion qui a décollé avec 1 heure de retard ! Nous arrivons enfin à Casa mais mon amie Dakia n'a pas ses bagages ! Et c’est parti pour une déclaration de perte....il fait nuit… nous ne pouvons partir en train pour Marrakech comme cela était prévu…

Zen attitude, à chaque problème sa solution ! Petit coup de fil à des amis de mon amie et nous voilà devant un sublime tajine maison avant de nous coucher comme deux pauvrettes sur les canapés marocains du salon après 24 heures sans dormir… autant dire que nous n'avons pas demandé nos restes !

 

J2- Le lendemain, j'ai décidé de rejoindre mon ami Bruno à Fès plus tôt que prévu, Dakia m'y retrouverait dès qu'elle aurait ses bagages.

Cinq heures de train enchanteresses le long de paysages somptueux, de vignes, de champs d’oliviers et d’orangers, d'immenses prairies vertes où troupeaux et bergers avancent paisiblement, de champs labourés par des bœufs attelés de charrues, croisant des hommes sur leurs mules avec des sacs remplis d'herbe fraîchement coupée...mais aussi le long de bidonvilles et de constructions à tout va...

Me voilà enfin sur le quai de la gare de Fès, l’odeur des fleurs d’orangers m’enivre, la douceur clémente du soleil m’apaise, quel bonheur, quel régal…et quelle joie de revoir Bruno après plus de 2 ans ! Sa maison est superbe, Salim et le petit adorables... Nous nous mettons à discuter sur tout et n'importe quoi dans leur jardin, près de la fontaine et du jasmin odorant, jusqu’à refaire le monde sous la lune bienveillante…

 

J3- Réveil en douceur…thé au jasmin fraîchement cueilli au soleil… et petite lecture on ne peut plus intéressante du magasine Telquel qui parlait de l'hédonisme marocain... Petit interlude fort intéressant, m’apprenant qu'au 10ème siècle, la religion islamique prêchait le plaisir orgasmique et voyait en la femme un cadeau divin qu'il fallait vénérer et respecter... entre autre en leur offrant préliminaires, plaisir et jouissance… sans forcément juste lui grimper dessus, se faire plaisir et partir s’affairer ailleurs. Cet article mettait bien entendu en évidence la manière dont la religion et la conception des relations hommes-femmes-sexe avaient changé et régressé depuis...

L’après-midi nous sommes partis à la médina sous un soleil comme j’aime, quel décalage !
C'est merveilleux, les couleurs, les odeurs, les gens, l'architecture, les étals, les souks, les mules, les fontaines, les puits de teinture, les artisans qui travaillent dans leurs échoppes, les boulangers, les tanneurs... la verdure... on en prend plein les yeux !
Les rencontres sont faciles et douces, nous apprenons sur les coutumes berbères en sympathisant avec une artiste peintre...

Parlant arabe et connaissant la médina comme sa poche, Bruno m’a initiée aux affaires avant de partir le soir fêter la pâque juive chez des amis de Bruno, c'était génial ! 

Nous n’avons pas perdu de temps pour passer à table, les prières ont ouvert les festivités. Les hommes les ont lues en hébreu pendant qu’on nous les traduisait à voix basse ; les femmes, qui n'écoutaient rien de rien et papotaient avec nous en riant tout le temps, étaient souvent ramenées à l’ordre par des "un peu de respect quand même" ; tout le monde alors se taisait et, hop, les bavardages reprenaient de plus belle.

Parfois les hommes se trompaient dans les rituels et les pratiques... poussant les femmes à la moquerie, c'était tellement ouvert et sans prise de tête ! Cette vision du sacré est géniale, je trouve.

Vin à profusion dès le début du repas car en fonction des prières il faut porter 7 toasts, boire un verre de vin (et oui, même moi ! Bah oui...par respect !), et manger un mets spécial représentant chacun des fléaux d’Egypte.

Une culture et un sens de l'hospitalité sans égal, nourriture à foison, des gens adorables et très marrants car le stéréotype de la mère juive était là et celui de la femme juive qui ne parle pas mais qui crie aussi...compliments sur compliments, des "ma belle" par-ci, "ma chérie" par-là, où encore "ma reine que tu es belle".... un peu too much ? Naaaaaaaaa, j'ai adoré !!!! Je me croyais dans une scène de la vérité si je mens :-) que de beaux souvenirs....!!!!!

 
J4- Aujourd'hui les profondeurs de la médina nous ont épuisés !
Nous avons commencé par le marché ; têtes de chameaux et de chèvres sur les étals du boucher avec des poulets vivants derrière lui (reste plus qu'à choisir et on te le tue devant toi !) ; des escargots grouillant comme des petits vers dans des paniers en osier ; des légumes, des fraises, des dattes et autres fruits secs, des herbes fraîchement coupées et séchées à profusion...
Au fur et à mesure que nous pénétrons dans la médina, la nourriture laisse place aux djellabas, aux caftans, à la maroquinerie et aux babouches toutes aussi jolies les unes que les autres, je craque sur celles au bout pointu et relevé, ça donnerait cet été en France ! 
Les ruelles escarpées, où nous avons failli nous faire piétiner moult fois par des mulets chargés comme pas possible, nous ont conduit vers un couscous sucré de fruits secs, un tajine poulet-citron-amandes et des brochettes de viande. Bercés par de douces musiques orientales et rafraîchis par une petite brise, nous avons dégusté ces fabuleux mets tout en jouissant d'une vue imprenable sur les toits de la médina, un minaret, une des portes de la ville et le Moyen Atlas en fond... c'était magique !
Mais la magie ne s'est pas arrêtée là... Nous avons rejoint Béatrice, une amie de Bruno qui tient un Riad en plein cœur de la médina... Nous nous sommes retrouvés dans les mille et une nuits d'un coup de lampe magique !

Après un petit thé à la menthe dans ce cadre ravissant, nous somme allés au Mellah, le quartier juif que Béatrice connaît très bien… Autre monde, autre atmosphère... L'architecture n'a rien à voir avec la médina, les maisons aux murs décrépits ont toutes des balcons ou des fenêtres avancées qui n’étaient pas sans me rappeler ceux de certains quartiers de Louisiane. Il y avait beaucoup d'étals de babouches et d'habits traditionnels mais surtout de nombreuses imitations de grandes marques, des Gucci, Diesel, Nike, Puma... en veux-tu en voilà, sans parler des vitrines qui scintillaient de mille feux d’or et de pierres, et je n'exagère pas du tout !
Les scènes de vie n'étaient pas les mêmes… de nombreux vieillards étaient assis sur des bancs pour papoter, certains étaient chez le barbier, d’autres buvaient un thé à l’ombre d’un arbre, nombre d’entre eux mangeaient en plein milieu de la rue des ‘bébouchs’ (des escargots) cuits dans une sauce très épicée, servie dans un petit bol et connue pour ses vertus médicinales (un rhume, un petit microbe ? Une bolinette de cette sauce et hop, c'est reparti comme l'an 40 qu'ils disent ! Mais qu'y a-t-il vraiment dans cette sauce ?). On a goûté ces petites bestioles, c'était pas mal du tout, en revanche la sauce...faut s’accrocher !
Nous avons quitté ce quartier avec une atmosphère que nous ne connaissions pas encore... celle de la nuit. L'agitation n'est pas la même, la couleur du ciel et celles de la ville donnent aux remparts et aux maisons une autre forme et d'autres couleurs... encore une fois nous nous retrouvions dans un autre monde...
Fatigués et des images plein la tête nous nous sommes détendus le soir chez Bruno, la chicha au tabac-pomme aidant :-) Je tombe un petit peu plus chaque jour sous le charme de cette ville et de ce pays....

 

J5- Après avoir visité et goûté des jus de fruits frais à la mangue, fraise et orange ou au lait et à l’avocat dans la ville nouvelle de Fès, qui ressemble plutôt à nos villes occidentales, nous sommes allés nous balader dans la médina en fin de journée.
Ah la la ! Encore de super expériences ! On s'est installés chez un marchant de tapis, assis sur des canapés et des poufs, thé à la menthe et marchandage ! C’était génial de voir Bruno à l'œuvre, il est super fort et ne démord pas... on se serait cru dans une caverne au bout du monde avec tous ces tapis aux murs et devant nous, tous plus beaux les uns que les autres ...
Grand fous rires ensuite dans une pharmacie-herboristerie au milieu des bocaux de tout et de n'importe quoi, aux odeurs très agréables, le vendeur y allait de ses histoires à dormir debout "j'te l’dis, ça c'i bon pour la peau, le foie, la tête et les yeux" ; "ça c'i la crème à la rose pour les jeunes et ça c'est à l'huile d'argan pour les vieillasses" ; "ça c'i l'essence de Chanel N°5, la même, j’ti jure, la même"...

Autre découverte, culinaire cette fois-ci, la pastilla ! Viande de pigeon revenue dans des oignons, des petits légumes et des amandes, le tout dans une feuille de brik comme un grand chausson saupoudré de sucre et de cannelle !!!! Mes papilles y pensent encore, quel délice !!!


J6- Dernière journée dans la médina de Fès... cela passe si vite, surtout dans ce pays aux mille et une surprises !
Nous avons commencé notre après-midi en allant voir la rive Andalouse, qui date du 9ème siècle, où les premiers immigrés de l'Espagne musulmane se sont installés. Plus pittoresque (si si c'est possible !) ce quartier est vraiment celui des arts et métiers avec plein de boutiques où les hommes travaillent le bois, les tissus pour faire des étoles, le cuir avec la 2ème tannerie de la ville, le cuivre... De nombreux vieillards se placent près de la mosquée du quartier et étalent devant eux les quelques légumes qu'ils peuvent vendre.
L'architecture quant à elle est assimilable à de la dentelle, surtout dans les medersas, cénacles du savoir élevés au 14ème siècle où logeaient les futurs cadres de l'Etat mais aussi les étudiants venus de régions lointaines pour étudier. Nous en avons visité une, où logent encore 29 étudiants qui étudient le Coran, destinés à devenir Imams après douze années d’études...

Même si l'endroit est magnifique, calme et reposant, que le bassin central est un régal pour les yeux, ces garçons sont 2 dans une chambre ne dépassant pas 10m2 et d'une sobriété impressionnante... les sanitaires ne sont vraiment pas ce qu'on pourrait espérer d'un établissement comme celui-ci et seul un lavoir leur permet de se laver et de laver leurs affaires... la seule chose qui nous vient à l’esprit c'est "quel courage !"
Au détour d'une ruelle, nous tombons sur une mule "garée" sur le coté à la tête complètement déformée. Alors que nous la regardions, des enfants qui se trouvaient derrière la bête riaient à gorge déployée et nous criaient "Ronaldinho !" Eclat de rire, ils avaient raison, cette mule était le portrait craché de Ronaldinho ! Le même nez, la même bouche, les mêmes dents et la même crinière ! Les enfants avaient même poussé le vice jusqu'à lui mettre une carte de foot de Ronaldino entre son licol et sa tête !
Après cet interlude sans intérêt mais toutefois tordant, nous avons rejoint les souks de la médina ! Nous nous sommes fait plaisir au souk au henné, avec du musc, de l’eau de rose et autres produits de beauté...nous en avons encore pris plein les yeux, les narines et les papilles !
Les yeux pétillants, le cœur palpitant à chaque marchandage, heureuse de revoir les commerçants avec qui on avait sympathisé lors de nos précédentes balades...difficile d'expliquer cette sensation de bien-être mais je me sentais dans mon élément !

 

J7- Aujourd’hui nous avons passé un agréable moment dans le Moyen Atlas. En 25min de voiture nous avons perdu plus de 10° par rapport à Fès, c’était impressionnant ! Le décalage a encore une fois été total et surprenant. Les amies de Bruno, qui sont françaises mais nées au Maroc, ont un immense chalet près du grand lac Dayat Haoua, d’un kitch inimaginable avec des têtes de sangliers aux murs et animaux empaillés, stylé petit bistrot d’un village du Sud de la France en plein Maroc, dans un coin paumé, j’ai adoré !

L’accueil a encore une fois été on ne peut plus chaleureux, un repas gargantuesque, bonne ambiance, très convivial… on s’est de suite senti à notre aise !

Nous avons pris la voiture pour aller faire le tour du lac, il faisait trop froid pour y aller à pieds, je n’avais pas prévu le coup ! On se serait crus en Ecosse, c’était magnifique, le brouillard dense ajoutait un coté mystique au paysage et ce n’était pas pour me déplaire ! Il y avait de nombreux bergers qui faisaient brouter leurs animaux autour du lac et beaucoup de ‘Marocains des montagnes’ avec leurs chevaux et leurs mules. Leurs habits très colorés,  leur visage ‘taillé à la hache’ buriné par le climat et les conditions de vie très dures de l’Atlas me faisaient penser à des Péruviens… C’était encore une fois déroutant de trouver en un même lieu toutes ces choses, ces couleurs, ces gens…

Une fois rentrés de cette journée zen, nous nous sommes préparés pour aller au Riad de Béatrice où nous avons rejoins Huguette et sa famille avec qui nous avions fêté la pâque juive. Le ton a de suite été donné, toujours aussi ‘La vérité !’ mais le cadre donnait à cette ultime soirée à un coté enchanteur des mille et une nuits…

Fruits frais, petits légumes crus et cocktails… un musicien près de la fontaine, des danseuses, la chicha, des ‘youyouyou’ en veux-tu en voilà (apparemment, j’aurais des origines juives ou marocaines car je le fais très bien selon les autochtones….Qui sait ?! ) … On s’y croyait….

Après cette délicieuse soirée… retour à la dure réalité de la vie avec un train de nuit direction Marrakech !

Les adieux on été rapides sur le quai de la gare car le train avait de l’avance ! Oui, chose impensable pour nous Français mais quand il juge bon de partir le train démarre ! On a donc dû se dépêcher pour ne pas le rater et nos au revoirs s’en sont trouvé écourtés, même pas le temps de faire un gros bisou…Le cœur un peu triste, je regarde s’éloigner la silhouette de Bruno sur le quai…

 

J8- Nous avons trouvé un compartiment où il n’y avait que 2 personnes, ça nous a permis d’étaler nos jambes et nous reposer mais après 9h de train, place ou pas, on en pouvait plus !

Les paysages matinaux de champs de coquelicots et de blé étaient similaires à ce qu’on peut rencontrer en France mais les ânes, les charrues et les hommes en djellaba dans les champs nous rappelaient très vite que en étions loin, laissant place petit à petit à des paysages plus arides et plus secs, où des maisons en terre, paille et chaux se confondaient à la terre rougeâtre de ces nouveaux horizons…

A la gare, nous sommes tombées sur un chauffeur de taxi adorable qui nous a donné plein de conseils pour visiter tranquillement la ville de Marrakech sur le chemin jusqu’à notre Riad. Il était très marrant et nous faisait une petite visite guidée des quartiers chics de Marrakech, on se serait crus à Beverly Hills façon "j’ti jure" !!  

Le Riad nous a beaucoup plu, mais aussitôt installées  l’appel de la médina s’est vite fait sentir, nous poussant hors de nos murs vers le quartier juif, le Mellah.

Des épices, sous toutes les formes possibles et imaginables, coniques ou pyramidales, de nombreux herboristes, et bien sûr des coups de cœurs sur des bijoux ou des poteries peintes à la chaux… premiers marchandages seules, sans Bruno… on s’en est pas mal tirées ! Un des vendeurs m’a même demandé si je n’étais pas bretonne ou berbère car je ne démordais pas !

Au travers des ruelles nous nous sommes retrouvées dans les souks où nous avons fait d’agréables connaissances… Icham, peintre qui fait plutôt dans l’abstrait marocain avec qui nous avons bu le thé et discuté de son art ; Mohamed, vendeur d’objets artisanaux qui veut qu’on lui envoie des livres pour qu’il apprenne l’anglais ; Khalil qui avait un magasin d’habits traditionnels juste à coté de notre Riad qui lui aussi nous a offert le thé…

Nous sommes ensuite allées flâner dans la roseraie en face de la koutoubia avant de nous plonger dans l’ambiance de la place Djemaa el Fna ! Halala …. Quel régal cette place !!! La gargote 41 nous a laissé une superbe impression avec ses calamars, ses brochettes, ses légumes grillés, on a bien sympathisé avec les cuistots et sommes passées derrière les fourneaux avec eux, c’était à mourir de rire !

On ne s’est jamais autant de fois fait interpeller et appeler ‘la gazelle’, quelque peu saoulant au début mais assez vite marrant et banal.

Fès n'a rien à envier à Marrakech car la ville a perdu en authenticité et est devenue l’attrape touriste du Maroc. Son charme opère bien mais les prix donnés en euros, la sensation d’être assaillie par les vendeurs à tout bout de champ, les prix multipliés par 2 ou 3 par rapport à Fès …

 

J9- Après un petit dej’ sur la terrasse de notre Riad, nous sommes parties avec un guide pour une bonne partie de la journée dans la médina. Les tanneurs, les hommes qui travaillaient le cuir, qui faisaient les babouches sous nos yeux, ceux qui coloraient et travaillaient la soie, les bols de pigments utilisés par les peintres et pour colorer les tissus, les anciens fondouks qui accueillaient les caravanes reconverties en ateliers ou restaurants… au fur et à mesure que nous avancions et nous perdions dans les méandres de la médina nous tombions sur une corporation artisanale après l’autre, les ferronniers et forgerons, les marbriers, les ébénistes, les boulangers….

Moult cavernes d’Ali baba avec des lanternes, des lustres, des meubles antiques, des bijoux touaregs et berbères, des tapis (grand moment de marchandage qui n’a pas abouti mais qui nous a bien fait marrer, on s’y croyait avec nos thés à la menthe, entourées de piles de tapis de plus de 3 mètres de haut !)…

La visite de la medersa Ben Youssef, du musée de Marrakech qui était avant le palais Mnebhi et la Koubba Ba’Adiyin, le plus vieux monument de la ville, nous ont laissé rêveuses… que de magie…

Nous gardons un bon souvenir de notre 2ème repas à la place Djemaa el Fna , pastilla, légumes grillés…mais hélas un moins bon souvenir de l’ambiance…on s’est trop souvent fait accoster, on s’est même fait suivre d’orchestres en orchestres ! Nous avons brouillé les pistes en allant boire un bon thé en terrasse dans un resto et hop, ni vu ni connu au lit en passant par la porte de derrière !

 

J10-11- Direction Casablanca en train…la fin approche !

On est tombées sur des gens adorables dans notre compartiment, une Fassi qui a tout quitté pour un Français avec qui elle vit en Normandie, et un papa d’une quarantaine d’années qui était avec ses 2 petits garçons de 3 et 4 ans qui se prenaient pour Batman et Superman, trop chou ! Nous avons beaucoup parlé du Maroc et de nos impressions, de la France, des voyages…c’était très agréable d’échanger avec ces gens-là… encore une fois on m’a dit que je ressemblais à une berbère, brune, aux yeux clairs et avec un fort caractère…ma fois, why not ?! Après tout, je suis espagnole alors…le sang arabe coule certainement dans mes veines ! Le trajet nous a fatiguées, nous n’avons pas fait de vieux os une fois chez les amis de Dakia, pour mieux profiter du lendemain, notre dernier jour au Maroc.

Le matin, nous sommes allées acheter les légumes du couscous de midi dans un marché très ‘roots’ prés de la maison. On a aidé à la préparation puis on est parti en balade sur  la corniche, les pieds dans l’océan atlantique, le soleil qui nous réchauffait le dos, les embruns… sensation de bien-être garanti face à la 2ème plus grande mosquée, sobre et majestueuse à la fois… impressionnante !

L’après-midi, passage incontournable au Hammam, à se prélasser et se faire bichonner pour moins de vingt euros, avant de clôturer ces merveilleux moments le soir par le moment très solennel et impressionnant du henné !

 

Le retour à la réalité n’est pas facile… la sensation d’être parties 2 mois est là, mes yeux pétillent encore d’un tel dépaysement…

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